Magnifique humanité
Samedi 23 mai était célébrée la journée d’hommage national aux victimes de l’esclavage colonial. Lundi 25 mai, le pape publiait sa première encyclique Magnifica Humanitas (Magnifique humanité). Comme toujours, il faudra du temps pour la lire d’abord, et l’intégrer non seulement dans le corpus des textes magistériels mais aussi dans la pratique du peuple chrétien. Les journalistes y ont déjà repéré un mea culpa du pape pour le retard avec lequel l’Église a condamné l’esclavage. C’est aller un peu vite et vouloir ignorer outre le Nouveau Testament : « Désormais il n’y a plus ici ni Juifs ni Grecs, il n’y a plus ni esclaves ni hommes libres, mais tous sont en Jésus-Christ.» (épitre aux Galates), les prises de position pontificales véritablement courageuses et au rebours des mentalités de l’époque. Citons entre autres la lettre de Pie II contre la traite inaugurée par les Portugais (7 octobre 1462), la bulle Sublimis Deus de Paul III (29 mai 1537) : « Nous définissons et nous déclarons que les dits Indiens et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s’ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ; et qu’ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu’ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage; si cela arrivait malgré tout, cet esclavage serait considéré nul et non avenu.» On pourrait multiplier les textes d’Urbain VIII à Benoît XIV et rappeler le témoignage des saints, de Pierre Claver à Anne-Marie Javouhey en passant par le cardinal Lavigerie qui protestait en plein XIXème siècle : « Pour sauver l’Afrique intérieure, il faut enfin soulever la colère du monde. Deux millions de créatures humaines disparaissent par an, c’est-à-dire 5000 Noirs massacrés, enlevés, vendus chaque jour, si l’on compte les victimes de toute l’Afrique. C’est la destruction de tout un continent. »
Publié le 25 mai 2026
Magnifique humanité
Samedi 23 mai était célébrée la journée d’hommage national aux victimes de l’esclavage colonial. Lundi 25 mai, le pape publiait sa première encyclique Magnifica Humanitas (Magnifique humanité). Comme toujours, il faudra du temps pour la lire d’abord, et l’intégrer non seulement dans le corpus des textes magistériels mais aussi dans la pratique du peuple chrétien. Les journalistes y ont déjà repéré un mea culpa du pape pour le retard avec lequel l’Église a condamné l’esclavage. C’est aller un peu vite et vouloir ignorer outre le Nouveau Testament : « Désormais il n’y a plus ici ni Juifs ni Grecs, il n’y a plus ni esclaves ni hommes libres, mais tous sont en Jésus-Christ.» (épitre aux Galates), les prises de position pontificales véritablement courageuses et au rebours des mentalités de l’époque. Citons entre autres la lettre de Pie II contre la traite inaugurée par les Portugais (7 octobre 1462), la bulle Sublimis Deus de Paul III (29 mai 1537) : « Nous définissons et nous déclarons que les dits Indiens et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s’ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ; et qu’ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu’ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage; si cela arrivait malgré tout, cet esclavage serait considéré nul et non avenu.» On pourrait multiplier les textes d’Urbain VIII à Benoît XIV et rappeler le témoignage des saints, de Pierre Claver à Anne-Marie Javouhey en passant par le cardinal Lavigerie qui protestait en plein XIXème siècle : « Pour sauver l’Afrique intérieure, il faut enfin soulever la colère du monde. Deux millions de créatures humaines disparaissent par an, c’est-à-dire 5000 Noirs massacrés, enlevés, vendus chaque jour, si l’on compte les victimes de toute l’Afrique. C’est la destruction de tout un continent. »
Publié le 25 mai 2026
Magnifique humanité
Samedi 23 mai était célébrée la journée d’hommage national aux victimes de l’esclavage colonial. Lundi 25 mai, le pape publiait sa première encyclique Magnifica Humanitas (Magnifique humanité). Comme toujours, il faudra du temps pour la lire d’abord, et l’intégrer non seulement dans le corpus des textes magistériels mais aussi dans la pratique du peuple chrétien. Les journalistes y ont déjà repéré un mea culpa du pape pour le retard avec lequel l’Église a condamné l’esclavage. C’est aller un peu vite et vouloir ignorer outre le Nouveau Testament : « Désormais il n’y a plus ici ni Juifs ni Grecs, il n’y a plus ni esclaves ni hommes libres, mais tous sont en Jésus-Christ.» (épitre aux Galates), les prises de position pontificales véritablement courageuses et au rebours des mentalités de l’époque. Citons entre autres la lettre de Pie II contre la traite inaugurée par les Portugais (7 octobre 1462), la bulle Sublimis Deus de Paul III (29 mai 1537) : « Nous définissons et nous déclarons que les dits Indiens et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s’ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ; et qu’ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu’ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage; si cela arrivait malgré tout, cet esclavage serait considéré nul et non avenu.» On pourrait multiplier les textes d’Urbain VIII à Benoît XIV et rappeler le témoignage des saints, de Pierre Claver à Anne-Marie Javouhey en passant par le cardinal Lavigerie qui protestait en plein XIXème siècle : « Pour sauver l’Afrique intérieure, il faut enfin soulever la colère du monde. Deux millions de créatures humaines disparaissent par an, c’est-à-dire 5000 Noirs massacrés, enlevés, vendus chaque jour, si l’on compte les victimes de toute l’Afrique. C’est la destruction de tout un continent. »
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Publié le 25 mai 2026